La Poudre d'escampette - Image une test Blu-ray

La Poudre d’escampette : Coin de Mire Cinéma – Vague 7

On commence notre tour d’horizon de la septième vague de sorties chez Coin de Mire Cinéma avec La Poudre d’escampette de Philippe de Broca, un film que l’on n’espérait plus sur le support (et d’ailleurs sur aucun support vidéo ou VOD) tant il avait disparu corps et bien depuis sa sortie au cinéma en 1971. Injustice cinématographique réparée avec cette très belle édition dotée d’une restauration 4K et d’un complément déjà indispensable. Explications…


  • La Poudre d'escampette (1971) de Philippe de Broca - Digibook - Blu-ray + DVD + Livret - Packshot Blu-ray
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    La Poudre d'escampette - Digibook - Blu-ray + DVD + Livret
  • Année :
  • 1971
  • Réalisateur :
  • Philippe de Broca
  • Éditeur :
  • Coin de Mire Cinéma
  • Sortie le :
  • 9 avril 2021 (France)
  • Liens :

  • Au cinéma le : 6 septembre 1971

    Résumé : En 1942, contraint de quitter la France occupée, Valentin, qui, en temps de paix était horticulteur, s’est installé en Afrique du Nord où il est devenu trafiquant d’armes. C’est ainsi qu’une nuit, au large de la Libye, il repêche un jeune officier anglais, Basil, dont l’avion a été abattu. De retour sur la côte, arrêtés par la police militaire italienne, Valentin et Basil réussissent à s’échapper aidés par Lorène, la femme du Consul de Suisse. Leur fuite les entraine de plus en plus loin dans le désert du Sud tandis que les deux hommes tombent amoureux de Lorène…

    Comme le précise Julien Comelli en bonus, La Poudre d’escampette avait disparu des radars depuis un bon bout de temps. C’est bien simple il n’a tout simplement jamais été édité en vidéo physique. Pourtant, voilà un film qui avait réalisé un score plus qu’honorable au cinéma avec 1 335 578 entrées. Certes très loin des presque 5M de spectateurs engrangés 7 ans plus tôt avec L’Homme de Rio mais pas de quoi rougir quand même. Surtout que Les Caprices de Marie, son précédent film avec Philippe Noiret, a bien bénéficié d’un Blu-ray en 2015 chez Gaumont alors qu’au cinéma on ne recense que 179 504 tickets vendus. En fait la logique ici n’est pas à rechercher sur le versant d’un box office décevant ou sur l’éventuel patine du temps qui n’aurait pas pris. L’explication de cet enterrement en catimini dans la fosse commune du cinéma serait plutôt à trouver du côté des us et coutume d’alors en matière de financements cinématographiques. En effet depuis les années 60, la plupart des films qui sortent en France sont des productions où l’argent peut venir d’Italie, parfois d’Allemagne ou d’Angleterre mais aussi des États-Unis qui disposent en Europe d’antennes locales à même d’investir dans des longs-métrages susceptibles d’être exportés sur le territoire yankee où l’immense marché laisse entrevoir un retour sur investissement non négligeable. Rappelons aussi et à toutes fins utiles que cette double décennie 60 et 70 n’avait pas encore identifié la télévision comme étant le grand argentier du cinéma. Cela n’arrivera qu’à partir des années 80.
    La Poudre d’escampette a ainsi bénéficié de fonds en provenance de La Columbia plus connue aujourd’hui sous le petit nom de Sony Pictures. Et tout comme Paramount avec Borsalino (1970) pour lequel la veuve Deray a dû batailler de longues années afin d’obtenir le droit de le sortir en DVD puis en Blu-ray en France ou encore Un homme de trop (1967) de Costa-Gavras que United Artists a longtemps occulté avant qu’Arte puisse enfin l’éditer en DVD et Blu-ray au sein d’un coffret Gavras en 2016 (et en avril 2021 en solo), on parle de films en langue étrangère datant d’un demi siècle qui n’ont que peu d’intérêt artistique et bien entendu financier aux yeux des responsables yankees actuels. Quand bien même quiconque serait au courant que le négatif prend la poussière quelque part dans un de leurs coffrets-forts. On ne sait pas si Coin de Mire Cinéma est à l’initiative de cette exhumation (connaissant la pugnacité et la passion de son fondateur, il ne serait pas exagéré de le penser) mais le fait est que Sony Pictures (avec la participation d’OCS et du CNC) a restauré La Poudre d’escampette en 4K. Quoi qu’il en soit, voici donc une véritable découverte même pour ceux qui ont eu la chance d’aller voir La Poudre d’escampette au cinéma il y a 50 ans tant la restauration proposée est de toute beauté mettant en valeur une photo solaire à la température de couleur très chaude. Le joli grain préservé accentue de son côté les contrastes ainsi qu’une définition d’ensemble jamais prise à défaut. Sans compter la partie sonore avec cet encodage en DTS-HD MA 2.0 mono qui rend justice à la très belle partition signée Michel Legrand. Non vraiment sans aucun doute une des plus belles images couchée en 1080p de cette année dans la catégorie film de répertoire.

    La Poudre d'escampette - Affiche

    De quoi se plonger avec délectation dans cette comédie d’aventure écrite par de Broca (d’après le roman La Route au soleil de Robert Beylen) et Jean-Loup Dabadie avec qui il collaborait pour la première fois. L’histoire de trois personnages que tout oppose bien obligés de faire cause commune alors qu’ils sont pris dans le tourbillon de la seconde guerre mondiale en Afrique du nord. Deux hommes et une femme poursuivis par les allemands jusque dans le désert libyen alors que par ailleurs la guerre faire rage entre les troupes anglaises et allemandes sert donc de fil rouge à ce qui s’apparente dans la deuxième partie à une romance empreinte d’une humanité touchante. De Broca laissant ainsi place à une sensibilité qu’on lui connaissait déjà mais pas à une si grande échelle. Entendre par là au sein d’un film aux ambitions budgétaires aussi importantes. À l’écran cela se traduit par une mise en scène ambitieuse et sans temps morts dans la continuité de L’Homme de Rio par exemple avec des séquences d’anthologie comme celle de l’avion roulant dépourvu de ses ailes dans un canyon très escarpé. Jusqu’au dernier tiers qui offre aux trois acteurs des plages de respiration propres à définitivement justifier les choix de De Broca de les avoir fait venir dans cette aventure. Un casting au demeurant qui ne fut pas de tout repos selon Julien Comelli dans les suppléments (décidément un très bon bonus). Marlène Jobert fut par exemple un second choix après que Marthe Keller, compagne du cinéaste depuis le tournage du Diable par la queue en 1968, dut abandonner le rôle écrit pour elle sur insistance de Belmondo qui avait très mal vécu le tournage de La Sirène du Mississipi où Truffaut et Deneuve s’étaient mis à la colle. Résultat des courses Michel Piccoli reprend le rôle dans un soucis évident de contre-emploi car Belmondo voulait de toute façon sortir de ces personnages un peu négatifs qu’on lui soumettait et que par ailleurs il n’appréciait pas des masses Marlène Jobert (choisie pourtant pour donner suite à ses premières réserves sur Marthe Keller) avec qui il ne s’était de toute façon pas super entendu sur le tournage des Les Mariés de l’an II (1971) de Jean-Paul Rappeneau. Pour Piccoli c’était l’assurance de s’évader de son quotidien de personnages à la Claude Sautet qu’il qualifiait d’« intellichiants ». Au final le trio à l’écran marche du feu de Dieu. Michael York en pilote anglais qu’il faut sauver des griffes nazis est juste parfait dans sa naïveté comique et son flegme tout britannique.
    On l’a dit, le film rassemblera près d’un million et demi de spectateurs. Preuve que le public est en phase avec les tribulations de ce trio perdu dans le désert. Il faudra pourtant attendre le retour de Belmondo dans l’univers de De Broca pour que celui-ci retrouve les sommets du box office avec Le Magnifique (1973) et L’Incorrigible (1975) qui ont réuni respectivement 2 803 412 et 2 568 325 entrées. Des chiffres qu’il n’atteindra plus jamais par la suite sinon avec Le Bossu qui en 1997 réunira encore 2 328 601 spectateurs. La Poudre d’escampette est au final une belle réussite qui mérite sans l’ombre d’un doute qu’on lui fasse une place de choix dans notre cinéma entre Le Sauvage (1975) de Rappeneau et L’Emmerdeur (1973) d’Édouard Molinaro. Cette édition devrait y contribuer.

    Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

    Spécifications techniques Blu-ray :

    • Image : 1.66:1 encodée en AVC 1080/24p
    • Langue(s) : Français DTS-HD MA 2.0 mono
    • Sous-titre(s) : Français pour sourds et malentendants débrayables
    • Durée : 1h56min
    • 1 BD-50

    Bonus :

    • Philippe de Broca ou l’art de l’aventure romanesque : présentation du film par Julien Comelli (19min 34s – HD)
    • Journaux des actualités de la 35ème semaine de l’année 1971 (12min 45s – HD)
    • Réclames de l’année 1971 (8min 44s – HD)
    • Bandes-annonces :
      • La Poudre d’escampette de Philippe de Broca (3min 43s – HD)
      • Souvenirs perdus de Christian-Jaque (3min 51s – HD)
      • Fanfan la Tulipe de Christian-Jaque (3min 53s – HD)
      • Les Grandes manœuvres de René Clair (3min 11s – HD)
      • Les Granges brulées de Jean Chapot (3min 03s – HD)
      • Brelan d’as d’Henri Verneuil (3min 39s – HD)
    • Un livret reproduisant des documents d’époque (24 pages)
    • 10 reproductions de photos d’exploitations (14,5 x 11,5 cm)
    • La reproduction de l’affiche d’époque (29 x 23 cm)

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