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De sang-froid en Blu-ray Collector chez Wild Side

Entre l’éditeur Wild Side et le réalisateur Richard Brooks c’est décidément une belle histoire d’amour qui perdure depuis 2012, date à laquelle est paru en DVD Sergent la terreur (1953) au sein du label, alors incontournable, dit « Les Introuvables ». Mais si on voulait pinailler, il serait même possible de remonter à 2005 quand sortait, toujours du côté des introuvables, un coffret DVD qui réunissait deux films de Jules Dassin dont Les Démons de la liberté (1947) qui avait pour scénariste inscrit au générique un certain Richard Brooks. Lord Jim (1965) et Elmer Gantry (1960) ont par la suite rejoint la non moins prestigieuse collection des coffrets collectors médiabook composés invariablement d’une galette Blu-ray, d’un DVD et d’un livre. C’est au tour de De sang-froid d’y faire donc son entrée permettant à Wild Side de perpétuer l’excellence de cette collection et de cette ligne éditoriale à même de rendre compte ici d’un film aux thématiques denses et complexes et à cette esthétique néo noire toujours aussi moderne sinon plus que jamais en avance sur notre époque.


  • De sang-froid - Jaquette 3D
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    De sang-froid - Édition Mediabook Collector Blu-ray + DVD + Livret
  • Année :
  • 1967
  • Réalisateur :
  • Richard Brooks
  • Éditeur :
  • Wild Side Vidéo
  • Sortie le :
  • 28 avril 2021 (France)
  • Liens :

  • Comme souvent avec Brooks, De sang-froid est adapté d’un bouquin. Et comme souvent son auteur n’est pas un sombre inconnu. Pour ne reprendre que les deux derniers titres édités par Wild Side, Lord Jim c’était Joseph Conrad alors qu’Elmer Gantry s’appropriait l’une des œuvres majeures de Sinclair Lewis. Ici c’est Truman Capote qui au moment de la première journée de tournage avait déjà écoulé plus de 8M d’exemplaires de son In Cold Blood sorti l’année précédente le propulsant définitivement au panthéon des écrivains qui auront façonnés le 20è siècle. Œuvre littéraire hybride, pas vraiment un roman, pas tout à fait une enquête journalistique, In Cold Blood avait pour point de départ le massacre d’une famille d’agriculteurs dans la petite ville de Holcomb au Kansas par deux petites frappes qui les avait surpris en pleine nuit chez elle. Une tragédie qui se produisit le 15 novembre 1959 pour laquelle l’Amérique entière se passionna à commencer par Truman Capote qui se rendit sur les lieux pour finir par y rester plus de 4 ans. Là il mena ses recherches et sa propre enquête jusqu’à se rapprocher des deux criminels finalement rattrapés, jugés, condamnés à mort puis pendus le 14 avril 1965.

    De sang-froid - Affiche

    Son livre qui eut un retentissement international retrace d’une manière extrêmement minutieuse ces six années qui séparent le « home invasion » sanglant des deux pendaisons en s’appuyant sur les témoignages et les avis de pratiquement toute la population de la petite ville et des autorités locales jusqu’aux jurés retenus lors du procès et des deux condamnés à mort qu’il rencontrera d’ailleurs à de nombreuses reprises dans leur cellule. Truman Capote y décrit dès lors le traumatisme d’une communauté où les portes des maisons n’étaient jamais fermées, la traque des deux voyous et, premier point d’orgue, le déroulé précis pour ne pas dire clinique de la fameuse nuit de l’horreur. Mais Capote va aussi s’intéresser au destin de ces deux hommes qui de simples marginaux (et repris de justice pour des délits) vont finir par massacrer quatre personnes sans véritable mobile apparent sinon la déception de ne pas trouver l’argent qu’ils étaient venus y chercher. La rigueur avec laquelle Capote analyse la psychologie des deux criminels va de pair avec le mystère qui perdure jusqu’au bout quant à leurs motivations.

    De sang-froid - Richard Brooks et Truman CapoteTruman Capote et Richard Brooks (Photo extraite du livre présent au sein de cette édition)

    On l’aura donc un peu deviné, adapter ce roman que l’on a pu ranger dans le genre littéraire alors naissant du true crime relevait de la pure gageure que Brooks va relever de manière remarquable. D’abord en prolongeant l’extrême rigueur (proche de l’obsession) portée au récit qui se doit d’être le plus proche possible de la réalité des faits et ensuite en l’habillant d’une réalisation à l’esthétique assumée censée redéfinir la conception même du naturalisme romanesque. À l’écran cela donne une sublime photo N&B signée Conrad Hall qui retrouvait Brooks après leur collaboration sur Les Professionnels l’année précédente. Bien que son travail sur De sang-froid ne fut récompensé que par une simple nomination aux Oscars, Conrad Hall pourra se targuer par la suite d’être récipiendaire de 3 statuettes pour Butch Cassidy et le Kid (1969) de George Roy Hill, American Beauty (1999) et Les Sentiers de la perdition (2002), tous deux de Sam Mendes. Son travail extrêmement novateur sur De sang-froid est commenté avec beaucoup d’à-propos par John Bailey au sein d’un bonus produit par Criterion pour son Blu-ray consacré au film en 2015. Lui qui a côtoyé Conrad Hall avant de devenir un chef op en vue signant la photo de films tels que American Gigolo (1980) de Paul Schrader, The Big Chill (Les Copains d’abord – 1983) de Lawrence Kasdan, Groundhog Day (Un jour sans fin – 1993) de Harold Ramis pour devenir depuis 2017 le président de l’Académie des Oscars, revient en effet sur cette structure brisée du récit que la photo précède en évoluant d’une ambiance radicale proche du documentaire à un style ultra stylisé sur la fin. Le travail sur l’ombre et la lumière remettait ainsi en cause les fondamentaux hollywoodiens en la matière comme ces plans de nuit dans la maison de l’horreur véritablement et uniquement éclairés via les faisceaux lumineux des lampes torche détenus par les deux cambrioleurs et futurs meurtriers accentuant de fait le sentiment de peur.

    De sang froid - Conrad HallRichard Brooks et Conrad Hall

    Philippe Garnier s’attarde au sein du livre qui accompagne cette édition sur les rapports sans cesse conflictuelles entre Brooks et Hall durant le tournage mais rajoute cette phrase du cinéaste extraite du livre Tough As Nails: The Life and Films of Richard Brooks de Douglass K. Daniel (publié chez University of Wisconsin Pressen en 2011 et dont on attend toujours une édition française) : « Quand Connie Hall vous donnait du noir, c’était NOIR. Aucun labo n’aurait pu adoucir ou rebidouiller l’image. Connie savait ce qu’il faisait, mais cela donnait le frisson aux responsables de la Columbia ». Quant à Patrick Brion que l’on ne présente plus et qui est accessoirement l’auteur d’un formidable bouquin sur le cinéaste paru en 1986, il n’hésite pas à rendre hommage lui aussi à son travail lors de son intervention au sein des compléments revenant d’ailleurs sur l’émotion suscitée par l’extraordinaire plan où Perry Smith, l’un des deux criminels joué par Robert Blake, raconte au chapelain de la prison ses rapports pour le moins conflictuels avec son père alors que des larmes de pluie coulent sur son visage poupon. Cette pluie qui tombe drue contre la fenêtre mais que par un savant jeu de lumière semble aussi ruisseler sur les joues de cet homme à quelques minutes d’emprunter le couloir de la mort.

    Brion, tout comme Garnier, rappellent combien Brooks a dû batailler auprès de la Columbia pour qu’il puisse tourner De sang-froid en noir & blanc. C’est que pour Brooks « La peur n’existe pas en couleur » (ibid.). Peur qu’il accentuera par un scope majestueux enfermant définitivement l’action vers sa destinée tragique. Un tel dispositif mettait en fait à mal Columbia qui ne pouvait plus espérer vendre le film à une chaîne TV d’autant que, cerise sur le gâteau, Brooks s’était mis en tête de caster des acteurs inconnus ou quasi inconnus. Alors que la Columbia espérait Steeve McQueen, Paul Newman ou pourquoi pas Marlon Brando, Richard Brooks engage Robert Blake et Scott Wilson.

    De sang-froid - Robert Blake et Scott WilsonRobert Blake et Scott Wilson (© 1967, renewed 1995 Pax Enterprises, Inc. Tous droits réservés)

    Le premier avait débuté enfant durant la seconde guerre mondiale sur les deux dernières saisons de la série culte Les Petites canailles. On l’avait aussi vu donner la réplique en 1944 à Humphrey Bogart dans Le Trésor de la Sierra Madre de John Huston que son personnage dans De sang-froid évoque au demeurant par un troublant effet miroir proche de la schizophrénie pour justifier sa quête d’un trésor perdu au Mexique. Depuis, il végétait dans des petits rôles au cinéma ou à la télévision. De sang-froid relancera définitivement sa carrière. On le remarquera ensuite en 1969 dans Willie Boy d’Abraham Polonsky où il convainc sans l’ombre d’un doute en indien traqué par un shérif joué par Robert Redford et en 1973 dans Electra Glide in Blue de James William Guercio où il endosse le costume d’un motard de la police de l’Arizona qui se retrouve en charge d’une enquête criminelle particulièrement retorse. Film qui au passage mériterait d’être enfin reconnu à sa juste valeur. Mais ce sera surtout la série Baretta qui de 1975 à 1978 permettra à Robert Blake d’assoir définitivement sa notoriété en interprétant Tony Baretta, flic spécialisé dans les enquêtes où l’infiltration est le fil rouge lui permettant de mettre à profit son art du déguisement. Un dérivé de la série Mission Impossible en solo et dans la police en quelque sorte dont le dernier épisode avait été diffusé en mars 1973.

    Quant à Scott Wilson qui nous a quitté en 2018, il avait été recommandé à Brooks par Sidney Poitier qui l’avait côtoyé dans le film Dans la chaleur de la nuit (1967) de Norman Jewison où il faisait tout simplement ses premiers pas au cinéma en jouant déjà le rôle d’un homme suspecté de meurtre. Anecdote amusante (ou pas), De sang-froid et Dans la chaleur de la nuit se retrouvèrent tous deux nommés pour l’Oscar du meilleur film en 1968. Le film de Brooks repartit broucouille quand celui de Jewison rafla 5 Oscars sur 7 nominations. Scott Wilson eut par la suite une riche et belle carrière. Les plus jeunes se rappelleront sans aucun doute sa prestation dans la série The Walking Dead où il interprétait le personnage de Hershel Greene, le vieux fermier qui recueille Rick et sa petite bande dès la deuxième saison et qui fera les beaux jours de la série jusqu’à la saison 4.

    De sang-froid

    Parmi les nombreuses infos apportées par Philippe Garnier, celles sur la recherche absolue de véracité de Richard Brooks étaient certes connues mais pas avec ce souci du détail si caractéristique de ce journaliste et historien du cinéma passé maître dans son domaine. Ainsi Brooks qui disposait d’un budget confortable (plus de 3M de dollars) conséquence du succès au box-office des Professionnels mais aussi de son casting peu onéreux a pu s’octroyer 3 mois de tournage sur les lieux même de « l’action ». Il va donc tourner dans la maison qui fut le théâtre du massacre de la famille Clutter mais aussi dans la salle d’audience où les deux criminels furent jugés ou encore dans le désert du Mojave pour la très belle séquence d’auto-stop avec l’enfant ramasseur de bouteilles de coca vides qu’il va refourguer 3 cents l’unité. Garnier précisant que pour les scènes de prison et de pendaison, ils durent alterner entre un des studios de la Columbia et « Cañon City, la fameuse prison du Colorado, qui passera pour celle de la prison d’État du Kansas à Lansing, où l’accès leur fut refusé ».

    Brooks a de fait le même souci du détail obsessionnel que Capote, ce qui fait que les deux hommes s’entendirent parfaitement lors de l’adaptation et même durant le tournage où l’écrivain ne se pointa qu’une seule journée accompagnée d’une armada de journalistes. Devant le courroux de Brooks, il repartira un peu la queue entre les jambes et ne se reverront que lors de la toute première projection privée du film. Ce qu’il ne se prive pas de rappeler au sein d’une archive télé datant de 1988 où Philippe Garnier (déjà lui oui) l’interrogeait depuis la terrasse de sa maison pour l’émission Cinéma Cinémas. On n’y apprendra d’ailleurs pas grand-chose que l’on n’aura pas déjà lu au sein du livre mais l’entendre de la bouche même de Brooks est un privilège suffisamment rare pour l’apprécier à sa juste valeur.

    Sans compter qu’au-delà du formidable texte de Garnier, de l’intervention de Brion et du document d’époque avec Brooks, cette édition nous réserve une dernière belle surprise avec la présence d’un bonus axé sur la musique de Quincy Jones narré par le non moins incontournable Stéphane Lerouge. Pour ceux que ce blaze ne dit pas grand-chose, on va juste dire qu’il est l’un des plus grands spécialistes de la musique de film en France (avec Nicolas Saada), qu’il est l’instigateur depuis le début des années 2000 de l’une des plus belles collections ad hoc en CD connues sous le label « Écoutez le Cinéma » où depuis 2017 on peut trouver un coffret définitif sur Quincy Jones intitulé The Cinema of Quincy Jones. Contrebasses pour un massacre revient dès lors en 30 minutes sur l’aventure de Quincy Jones sur ce film. C’est passionnant de bout en bout et permet de mettre la touche finale de compréhension sur un film qui au-delà de ses digressions formelles et recherches stylistiques prend un malin plaisir au montage à accentuer le malaise, l’inconfort et la rupture de ton. Ce que la musique de Quincy Jones s’emploie à répercuter à satiété se lovant à merveille dans un mix étonnamment disruptif et en sans cesse exploration de nouvelles sensations sonores. L’influence du jazz y est bien entendu prégnante mais pas que, donnant à ce De sang-froid une signature musicale qui aurait dû lui permettre d’accéder à l’Oscar en lieu et place d’Elmer Bernstein pour Millie de George Roy Hill, un film totalement et fort justement oublié aujourd’hui. À noter qu’il était aussi le compositeur de la musique de Dans la chaleur de la nuit pour laquelle il n’a pas été nommée. Le discours de Stéphane Lerouge est aussi emprunt d’une véritable connaissance du bonhomme qu’il a rencontré à de nombreuses reprises lui permettant sans aucun doute d’avoir un jugement sur son travail très assuré.

    De sang-froid - Capture BR Wild SideDe sang-froid - Stéphane LerougeStéphane Lerouge

    Il nous permet aussi d’avoir un début d’explication quant à la présence au sein de cette édition du double encodage DTS-HD MA mono 2.0 et 5.1 tant en VF qu’en VO. Stéphane Lerouge précise en effet que Quincy Jones a eu le luxe de repartir en Studio une fois le film sorti pour réenregistrer sa bande originale avec les mêmes musiciens pour son exploitation en vinyle et donc en stéréo. Une nécessité impérieuse pour ce perfectionniste qui ne pouvait supporter d’entendre la musique qu’il avait composé pour ce film mixé en mono à l’attention des salles de cinéma. Mais le mieux est de lui laisser la parole non ?

    À l’écoute du mix 5.1 effectué spécifiquement par Sony pour son édition Blu-ray parue en 2009 où la VO et la VF n’étaient proposées qu’en Dolby TrueHD 5.1 (pas de mono d’origine donc), on se dit que c’est certainement ce réenregistrement stéréo de la musique qui a servi comme base de travail. Il suffit de constater comment la musique prend littéralement le pas sur le reste du mixage étouffant ou mettant en retrait jusqu’aux dialogues pour s’en convaincre. Ce pourquoi on privilégiera la version 2.0 ne serait-ce que pour l’équilibre et le naturalisme de l’ensemble. Ceci étant dit, pour apprécier au mieux la partition de Quincy Jones, se refaire le film dans sa version 5.1 ne serait pas non plus totalement futile. En tout cas c’est ce que nous avons fait. Idéalement, il aurait peut-être même fallu proposer une troisième version avec uniquement les compositions de Quincy Jones. Ce que les ricains appellent « isolated score » et qui était autrefois la spécialité de feu l’éditeur US Twilight Time.
    Quoi qu’il en soit, la version mono 2.0 nous a totalement contenté. On précisera que la VF fait entendre des doubleurs au timbre familier mais dont nous n’avons pas su retrouver les blazes (surtout pour les deux acteurs principaux) mais que l’on préfèrera (re)voir le film en VO ne serait-ce que pour le côté bien plus harmonieux de la balance voix / ambiances / musique de Quincy Jones.

    Ce qui nous amène aussi à toucher deux mots sur le master utilisé qui est issu d’une restauration 4K fournie par l’ayant droit Sony Pictures et postérieur à celui exploité pour le Blu-ray de chez Sony édité en avril 2009 (où l’on y trouvait aussi Truman Capote, le film réalisé par Bennett Miller en 2005 avec Philip Seymour Hoffman qui revenait précisément sur toute la genèse du livre De sang-froid). C’est le même master utilisé par Criterion en 2015 pour son édition Blu-ray. Le comparatif ci-dessous montre indéniablement qu’entre les deux éditions il n’y a pas un poil de pixel de différence. On retrouve en effet chez Wild Side la même maîtrise harmonieuse du N&B où les zones d’ombre et de lumière se chevauchent à l’infinie. Où les noirs sont absolument noirs et la profondeur de champ hallucinante. Sans oublier un majestueux grain pelloche qui apporte la touche finale à un ensemble qui fait tout simplement date dans la gestion et le portage d’une image argentique en vidéo. En d’autres termes, on appelle ça un mètre étalon.

    On pourrait continuer à l’infinie de vous parler de cette édition et de ce film remarquable mais on sent poindre, ami(e) lecteur(rice), une (petite) pointe de lassitude et un gros ras-le-bol de notre collègue correcteur. On espère juste vous avoir donné envie de (re)voir ce In Cold Blood qui au-delà de sa leçon de cinéma distillée au détour de chacun de ses plans, reste une formidable expérience de vie que l’on soit cinéphile à sang chaud, cinéphage à sang froid ou simple spectateur sensible à l’intelligence et la rigueur des propos développés ici. Très sincèrement on ne voit pas comment quiconque pourrait sortir indemne du voyage.

    De sang-froid - Jaquette 3DDe sang-froid (In Cold Blood – 1967) – Édition Mediabook Collector Blu-ray + DVD + Livret

    Réalisateur : Richard Brooks
    Éditeur : Wild Side Video
    Sortie le : 28 avril 2021
    Au cinéma : le 20 mars 1968

    Le 14 novembre 1959. Une journée ordinaire pour les Clutter. Herb, un agriculteur qui a prospéré à force de travail et de volonté, sa femme Bonnie, à la santé fragile, et leurs enfants, Nancy et Kenyon, 16 et 15 ans, forment une famille aimée et respectée de tous à Holcomb, Kansas. À quelques heures de route, Perry Smith, la trentaine, des velléités artistiques mais déjà cabossé par la vie, tout juste sorti de prison, va retrouver un ancien codétenu, Dick Hickock, qu’il admire pour son charme et son bagout. Cette nuit-là, le destin de ces six êtres sera inéluctablement lié et scellé car les deux complices s’apprêtent à commettre le plus odieux des crimes. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

    Spécifications techniques Blu-ray  :

    • Image : 2.35:1 encodée en AVC 1080/24p
    • Langue : Français et Anglais en DTS-HD MA 5.1 et 2.0 mono
    • Sous-titres : Français
    • Durée : 2h14min 40s
    • 1 BD-50

    Captures Blu-ray cliquables au format HD natif 1920×1080

    Bonus :

    • Larmes noires à Holcomb : Patrick Brion revient sur le film et sa genèse (39min 05s – HD –  2020)
    • De sang-froid : Richard Brooks raconte : entretien pour l’émission Cinéma Cinémas (18min 18min 40s – HD – 25 janvier 1988)
    • Contrebasses pour un massacre : Stéphane Lerouge revient sur la musique originale de Quincy Jones (30min 23s – HD – 2021)
    • Bande-annonce originale (2min 57s – HD – restaurée)
    • Livret de 80 pages écrit spécialement par Philippe Garnier et illustré de photos d’archives

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