La Roue - Image une test Blu-ray

La Roue (1957) : Coin de Mire Cinéma – Vague 9

La Roue est signé par Maurice Delbez et André Haguet. On apprend en effet au sein des deux filmos détaillées en avant-propos du livret inséré au sein de cette édition que le premier a pris en main la réalisation du film car deux jours avant le début du tournage le deuxième a eu un accident de voiture. C’est d’ailleurs la seule véritable info que l’on pourra glaner ici sur une œuvre de toute façon assez peu enthousiasmante à bien des égards sinon pour les passionnés de trains et plus particulièrement ceux à vapeur. Pour le reste on s’ennuie ferme. Et ce n’est malheureusement pas les suppléments de cette édition qui vont en rehausser l’intérêt sauf encore une fois pour les ferrovipathes.


  • La Roue (1957) de Maurice Delbez et André Haguet - Digibook - Blu-ray + DVD + Livret - Packshot Blu-ray
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    La Roue - Digibook - Blu-ray + DVD + Livret
  • Année :
  • 1957
  • Réalisateurs :
  • Maurice Delbez, André Haguet
  • Éditeur :
  • Coin de Mire Cinéma
  • Sortie le :
  • 18 mars 2022 (France)
  • Liens :

  • Au cinéma le : 3 juillet 1957

    Résumé : 1940. Conduit par le mécanicien Pelletier, un dernier train emporte, à travers les bombardements, les familles qui fuient le Nord de la France… Une jeune femme est tuée et laisse à ses côtés une enfant en bas âge, Norma, que Pelletier va adopter et envoyer en nourrice avec son fils de 5 ans. Les années passent. Les deux jeunes gens viennent s’installer chez leur père et découvrent sa vie de cheminot qui ne laisse de place à personne d’autre qu’à sa locomotive à vapeur…

    La Roue (1956) - Affiche

    Ce qui n’est absolument pas notre cas (pour celles et ceux qui en doutaient encore). Alors on a tenté tant bien que mal de raccrocher les wagons (oui elle est facile, on en convient) d’une histoire fort décousue qui narre laborieusement les tribulations de deux cheminots (Jean Servais et Pierre Mondy) depuis la débâcle de 1940 à la fin des années 50 au moment du passage au tout électrique. Le temps pour le mécanicien joué par Jean Servais de sauver une orpheline, d’en faire sa fille adoptive, de perdre progressivement la vue mais aussi le contact avec le monde des hommes. C’est poussif, écrit avec paresse, pas franchement joué avec subtilité (à part peut-être Pierre Mondy qui tire toujours son épingle du jeu à chacune de ses apparitions) et quant à la réalisation, on va dire pour rester poli, qu’elle est passe partout malgré de belles prises de vue à bord de la locomotive. Bref on a bien du mal à s’intéresser à tout ça et pour tout dire, passé le premier quart d’heure qui retrace les années d’occupation où tout le monde semble avoir été résistant (mais il est vrai que le monde des cheminots fut particulièrement actif dans ce domaine à la différence des autres « corps de métier »), on laisse cheminer le film sur des rails qui l’emmène en une direction tellement balisée que l’on peut roupiller jusqu’à la dernière minute sans avoir eu l’impression d’avoir loupé grand-chose. Même pas le paysage.

    On a tout de même gardé un œil ouvert pour se rendre compte que le master annoncé restauré 2K (ayant droit Gaumont) n’est point exempte de défauts. À commencer par une belle petite rayure verticale de pellicule qui pointe le bout de son nez de temps à autre pendant tout le film. Et puis bien souvent la définition est aux abonnés absents. On ne sait si c’est dû à la captation d’origine mais cela crève les yeux. Ainsi au sein de la même séquence on peut avoir un plan parfaitement défini et puis le plan suivant cela part en cahouètes avec souvent un arrière-plan stable et un premier plan pour le moins vaporeux. Il n’y avait peut-être pas beaucoup mieux à faire étant entendu que la restauration est annoncée avoir été effectuée depuis un internégatif (soit un tirage 3ème génération obtenu depuis un interpositif d’où l’on va tirer les copies d’exploitation) et non depuis le négatif original. Ceci expliquant certainement cela.

    La Roue - Capture Blu-rayExemple d’une séquence présentant une rayure verticale (capture cliquable issue du Blu-ray)

    Le mono encodé en DTS-HD MA 2.0 ne prête pas le flanc à une critique particulière. Il manque peut-être d’un peu de rondeur sinon d’être agressif par moment. Mais là encore n’ayant aucune référence originelle en guise de comparaison, il est fort possible que l’on ait là une fidèle retranscription du mixage d’origine.

    Enfin, on l’évoquait au tout début de ce papier, les bonus proposés, outre les habituelles réclames et actualités inhérentes au concept de « La Séance » (le film proposé au sein d’une séance de cinéma typique de l’époque), on a donc droit à trois petits films tous droits exhumés des archives de la SNCF. Le premier revient sur la diésélisation d’une région du sud-ouest de la France. En gros l’abandon de la vapeur au profit de locomotives se mouvant au diesel. C’est passionnant (sic !). Le deuxième revient sur le record de vitesse établit par la SNCF avec des locomotives tout électriques en 1955. Cela permet de constater que La Roue s’appuie au sein de son scénario sur des faits ayant véritablement eu lieu. Enfin, le troisième supplément est sans doute le plus azimuté mais aussi le plus intéressant. La 231 D 735 (c’est comme ça que le film s’intitule) rend hommage en fait à une locomotive à vapeur. Dit sur un texte emprunté à La Bête humaine de Zola et sur une musique signée du grand François de Roubaix, voilà certainement un petit film qui mérite plus que le coup d’œil. Onirique, bénéficiant d’une mise en image soignée avec une photo en N&B magnifique d’ombres et de lumière, il vaut à lui tout seul les 90 minutes de La Roue. Et bien au-delà.

    Ps : Pour ceux qui ne voudront pas rester sur cette mauvaise impression, on conseillera le chef-d’œuvre au titre éponyme d’Abel Gance dont le film de Maurice Delbez et André Haguet se réclame. Datant de 1923 et d’une durée de 7 heures (oui vous avez bien lu), il a été récemment restauré et reconstruit dans son métrage originel à grand frais par Pathé qui l’a entre autre proposé en 2020 dans une superbe édition Blu-ray accessible aujourd’hui à un prix indécent.

    Spécifications techniques Blu-ray :

    • Image : 2.35:1 (dyaliscope) encodée en AVC 1080/24p
    • Langue(s) : Français DTS-HD MA 2.0 mono
    • Sous-titre(s) : Français pour sourds et malentendants débrayables
    • Durée : 1h43min 12s
    • 1 BD-50

    Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

    Bonus :

    • La Raison du diesel (Archives SNCF – Blu-ray uniquement – 26min 56s – HD)
    • Contre la montre (Archives SNCF – Blu-ray uniquement – 21min 57s – HD)
    • La 231 D 735 (Archives SNCF – 14min 05s – HD)
    • Journaux des actualités de la 27ème semaine de l’année 1957 (8min 26s – HD)
    • Réclames de l’année 1957 (11min 18s – HD)
    • Bandes-annonces :
    • Un livret reproduisant des documents d’époque (24 pages)
    • 10 reproductions de photos d’exploitations (14,5 x 11,5 cm)
    • La reproduction de l’affiche d’époque (29 x 23 cm)

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