Image une - Dictionnaire cinéastes japonai

101 cinéastes japonais chez Carlotta

Le 14 octobre 2016 est sorti aux éditions Carlotta un dictionnaire collectif, supervisé par Pascal-Alex Vincent, comportant 101 notices biographiques, historiques et esthétiques, sur 101 cinéastes couvrant l’histoire du cinéma japonais des origines muettes à nos jours.

Coffret l'âge d'or du cinéma japonais

On y trouve aussi bien des cinéastes classiques (Kenji Mizoguchi, Akira Kurosawa) que des maîtres populaires du cinéma-bis d’exploitation (Inoshiro Honda, Nobuo Nakagawa) ou expérimentaux (Yoichi Takabayashi, Hiroshi Teshigahara). Il comporte de nombreuses informations de première main (des traductrices émérites telles que Catherine Cadou permettent au lecteur français d’accéder à des documents originaux pour la première fois) et a été revu par le cinéaste Kiyoshi Kurosawa qui a validé personnellement le choix des cinéastes et même augmenté la liste initiale. Bien sûr certains jugements sont inégaux (L’Eau était si claire de Takabayashi n’est pas du tout un film « pittoresque » comme l’écrit l’auteur de la notice mais un film expérimental sans dialogue, particulièrement tendu et exigeant), certaines phrases ne respectent pas toujours les règles de la syntaxe (« Une expérience comme nombre d’autres puissances occidentales aiment s’adonner à l’époque », p.28 dans la notice sur Inoshiro Honda) mais enfin comment résister au plaisir de pouvoir enfin tout savoir sur la biographie et la carrière de Noriaki Yuasa, le réalisateur du premier « kaiju eiga » (film fantastique de monstres géants) de la série des Gamera, le fabuleux Gaméra l’invincible ou de Kinji Fukasaku, le plus grand cinéaste de « yakuza eiga » (films de gangsters) du siècle passé ?

Par ailleurs, saviez-vous qu’Akira Kurosawa ignorait que son film Rashômon avait été présenté au Festival de Venise, où il venait pourtant de remporter le Lion d’Or ? Que son acteur fétiche, la star Toshiro Mifune, fut le réalisateur d’un seul film ? Que, dans les années 1930, Mashiro Makino tournait parfois deux films en même temps en s’aidant de substances interdites ? Que le cinéaste de La Harpe de Birmanie, Kon Ichikawa, fit appel à Michel Legrand pour composer la musique d’une de ses superproductions ? Et que l’un des maîtres du cinéma érotique produit par la firme Nikkatsu dans les années 1970, Chusei Sone, disparut subitement pour réapparaître, des années plus tard, en spécialiste de l’aquaculture ? Vous l’apprendrez dans ce dictionnaire accessible à tous, novices comme cinéphiles, qui retrace le parcours des réalisateurs et des films à l’origine de l’âge d’or du cinéma japonais (1935-1975) et comporte un cahier d’illustrations et 6 classiques en DVD dont un film inédit en vidéo de Mikio Naruse, le maître dont le grand Teruo Ishii était si fier d’avoir été l’assistant.

Liste des 101 cinéastes japonais (nom de famille en majuscules, suivi du prénom) du dictionnaire :

ADACHI Masao – FUJITA Toshiya – FUKASAKU Kinji – GOSHA Hideo – GOSHO Heinosuke – HANI Susumu – HARA Kazuo – HASEGAWA Kazuhiko – HASHIMOTO Shinobu – HIGASHI Yoichi – HISAMATSU Seiji – HONDA Inoshirô – ICHIKAWA Kon – IEKI Miyoji – IKEHIRO Kazuo – INAGAKI Hiroshi – IMAMURA Shohei – INOUE Umetsugu – ISHII Teruo – ITAMI Mansaku – ITO Daisuke – JISSOJI Akio – JONOUCHI Motoharu – KAMEI Fumio – KANAI Katsu – KATO Tai – KATSU Shintaro – KAWASHIMA Yuzo – KINUGASA Teinosuke – KINOSHITA Keisuke – KOBAYASHI Masaki – KUDO Eiichi – KUMAI Kei – KUMASHIRO Tatsumi – KURI Yoji – KUROKI Kazuo – KUROSAWA Akira – MAKINO Masahiro – MASAOKA Kenzo – MASUMURA Yasuzo – MATSUDA Sadatsugu – MATSUMOTO Toshio – MATSUYAMA Zenzo – MIFUNE Toshiro – MISUMI Kenji – MIZOGUCHI Kenji – MORI Kazuo – MORITANI Shiro – NAKAGAWA Nobuo – NAKAHIRA Ko – NAKAJIMA Sadao – NAKAMURA Noboru – NARUSE Mikio – NISHIKAWA Katsumi – NODA Yukio – NOMURA Yoshitaro – OFUJI Noburo – OKAMOTO Kihachi – OSHIMA Nagisa – OZAWA Shigehiro – OZU Yasujiro – SAITO Koichi – SAITO Torajiro – SAKANE Tazuko – SASAKI Yasuchi – SAWASHIMA Tadashi – SHIBUYA Minoru – SHIMA Koji – SHIMAZU Yasujiro – SHIMIZU Hiroshi – SHINDO Kaneto – SHINODA Masahiro – SONE Shusei – SUZUKI Hideo – SUZUKI Norifumi – SUZUKI Seijun – TAKABAYASHI Yoichi – TANAKA Kinuyo – TANAKA Tokuzo – TAKECHI Tetsuji – TERAYAMA Shuji – TESHIGAHARA Hiroshi – TEZUKA Osamu – UCHIDA Tomu – URAYAMA Kirio – WAKAMATSU Koji – WATANABE Kunio – YABUSHITA Taiji – YAMADA Yoji – YAMAMOTO Eiichi – YAMAMOTO Kajiro – YAMAMOTO Satsuo – YAMAMURA So – YAMANAKA Sadao – YAMASHITA Kosaku – YAMATOYA Atsushi – YASUDA Kimiyoshi – YOSHIDA Yoshishige – YOSHIMURA Kozaburo – YUASA Noriaki.

Carlotta propose également 6 DVD en version restaurée inclus dans le coffret du dictionnaire :

Voyage à Tokyo de Yasujiro Ozu, Contes des chrysanthèmes tardifs de Kenji Mizoguchi, Harakiri de Masaki Kobayashi, Contes cruels de la jeunesse de Nagisa Oshima, Je ne regrette rien de ma jeunesse d’Akira Kurosawa, Une femme dans la tourmente de Mikio Naruse (inédit en vidéo).

Au total, l’ensemble constitue une initiation presque (on aurait souhaité une filmographie au moins sélective pour chaque cinéaste mais le lecteur pourra la trouver dans des dictionnaires des films japonais et des histoires du cinéma japonais, sans oublier certains sites internet anglophones ou francophones) parfaite à l’un des cinémas les plus beaux du monde.

 

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