The French Dispatch - Image une fiche film

Fiche film : The French Dispatch (2021)

Pour Wes Anderson, The French Dispatch est un mélange de trois choses : « Un recueil d’histoires, ce que j’ai toujours eu envie de faire ; un film inspiré par le New Yorker et le genre de journalistes et d’auteurs qui ont fait la réputation du magazine ; et, puisque j’ai passé beaucoup de temps en France au fil des ans et que j’ai toujours voulu faire un film français, c’est aussi un film lié au cinéma français. »

The French Dispatch (2021)

Réalisateur(s) : Wes Anderson
Avec : Timothée Chalamet, Lyna Khoudri, Léa Seydoux, Bill Murray, Saoirse Ronan, Adrien Brody, Willem Dafoe, Elisabeth Moss, Christoph Waltz, Frances McDormand, Owen Wilson, Tilda Swinton, Jeffrey Wright, Edward Norton, Benicio Del Toro, Liev Schreiber, Hippolyte Girardot, Guillaume Gallienne, Mathieu Amalric, Cécile de France, Denis Ménochet
Durée : 1h48
Distributeur : The Walt Disney Company France
Sortie en salles : 27 octobre 2021

Résumé : The French Dispatch met en scène un recueil d’histoires tirées du dernier numéro d’un magazine américain publié dans une ville française fictive du 20e siècle.

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  • Notre avis : Deux lames de fond en apparence antinomiques traversent The French Dispatch, la dernière création épique du géniale et démiurge Wes Anderson. Il y a d’abord comme un voyage à travers le temps au cœur du cinéma français des années 30 (symbolisées au hasard par un Benicio Del Toro qui ressemble à s’y méprendre au Michel Simon de Boudu sauvé des eaux de Renoir), aux années 70. Et cette envie de rendre hommage au célèbre magazine New Yorker, l’une des plus grandes institutions de la presse américaine. À l’image cela donne quatre histoires distinctes qui s’enchevêtrent dans la ville fictive française d’Ennui-sur-Blasé rappelant à bien des égards le Paris de la fin des années 60.
    Quatre histoires qui permettent à Wes Anderson de réunir quelques-unes des thématiques qui lui sont chères. Il y est en effet question d’art en la personne du peintre criminel psychopathe Moses Rosenthaler (Del Toro donc) qui va trouver sa muse en Simone, une des gardiennes de la prison où il est enfermé jouée par une Léa Seydoux aussi dénudée et aimable qu’une porte de… On retrouve aussi son obsession pour la cuisine au sein d’une histoire qui va se transformer en un polar inattendu dans la grande lignée d’un Classe tous risques (1960) de Claude Sautet. Il y est aussi question de la rébellion des jeunes que Wes Anderson traite à la manière d’un Godard qui aurait pour scénariste Daniel Cohn-Bendit. Le tout est mis en scène telle une enluminure définitive où jamais le goût de la précision au sein des cadres et des décors n’aura été porté autant à son paroxysme.
    Certains pourront rechigner, trouvant le résultat par trop maniaque ou manquant de souffle à trop vouloir contrôler la moindre « frame » au sein de l’image. Quant à nous, ce sens du détail nous a transporté comme jamais au cœur de l’univers Anderson où le seul ennui c’est qu’il faudra sans aucun doute y repasser une tête incessamment sous peu tant la richesse de chaque plan trouve son prolongement dans leur signification et leur implication au regard de la pelote narrative que Wes Anderson nous déroule. The French Dispatch est ce plaisir des sens sans cesse renouvelé et sans cesse challengé par celui de la richesse narrative faite de clins d’œil, on l’a dit, à la culture française où le cinéma, la peinture et la bouffe occupent une place centrale. Franchement, à ce niveau de grandiose, de talent et de poésie visuelle, on ne voit pas ce qu’il y a à rajouter sinon de tout lâcher et d’en profiter encore et encore. 4/5
  • Box office : 42 566 entrées sur 241 copies en 24h. À titre de comparaison L’Île aux chiens, le précédent film de Wes Anderson, avait atteint le même score mais seulement à l’issue du 1er week-end dans les salles pour un cumul à 400 227 spectateurs. En fait si comparaison il doit y avoir c’est avec The Grand Budapest Hotel qu’elle doit se faire. De fait, la meilleure marque au box office français à ce jour pour un un film signé Wes Anderson  réalisait 50 018 entrées en 24h sur 172 copies. Rappelons aussi que The Grand Budapest Hotel a engrangé un cumul de 1 510 312 spectateurs. Un plafond que devrait donc titiller, si tout va bien, The French Dispatch. Edit 30/01/22 : 454 225 entrées en 8 semaines d’exploitation. On avait donc tout faux. C’est au final un peu mieux que L’Île aux chiens et dans les standards habituels du réal en France où ses films plafonnent à une moyenne de 500 000 spectateurs depuis 2008 et À bord du Darjeeling Limited. Il faut croire que The Grand Budapest Hotel était un « accident ».
  • La chronique Blu-ray et Blu-ray 4K : Une édition Blu-ray sera de la partie, c’est une évidence même si c’est Disney qui reprend la main. Par contre on sera plus réservé quant une édition Blu-ray 4K. Edit 30/01/22 : Un Blu-ray est paru le 28 décembre aux Etats-Unis. Pour les réfractaires à la langue de Shakespeare, il comporte des sous-titres français ainsi qu’une VF.

The French Dispatch - Affiche

Une réflexion sur « Fiche film : The French Dispatch (2021) »

  1. Vraiment pas d’accord. Pour nous c’est dans la veine de The Grand Budapest Hôtel mais la « ficelle » est usée et on n’accroche plus.
    Pour vous dire, avec cette musique lancinante, ma compagne s’est endormie…
    C’est trop long, lent, entendu…
    Toujours la même « recette », la mécanique se grippe…
    Anderson se fait plaisir mais à la fin il se perd…
    Pour nous à fuir.

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