Back 4 Blood – PlayStation 5

Back 4 Blood – PlayStation 5

En cette période de fin d’année particulièrement chargée du côté des sorties de jeux vidéo (mais pas que), Back 4 Blood n’avait pas la tâche facile puisqu’il devrait jouer des coudes pour s’imposer entre les deux mastodontes du FPS multi-joueurs qui débarquait peu ou prou à la même période : Call of Duty : Vanguard et Battlefield 2042. Mais Back 4 Blood avait pour avantage d’être le nouveau jeu du studio Turtle Rock.

Back 4 Blood – PlayStation 5Turtle Rock, ce nom nous disait vaguement quelque chose. Après une rapide recherche sur le net histoire de vérifier le blaze en question, il s’agit en effet du studio à qui l’on doit un certain Left 4 Dead. Et pour être totalement honnête, sa sortie sur PC et Xbox 360 en 2008 (avant d’être adapté sur d’autres plateformes) nous était totalement passé sous le nez. Pour autant la hype autour de ce jeu se propagea très rapidement pour ne jamais retomber depuis. Et Left 4 Dead d’être considéré depuis toutes ces années comme l’un des tous meilleurs défouloirs du FPS en coop. Pour autant, et contrairement au reste du microcosme vidéoludique qui attendait de pied ferme la nouvelle création du studio, ce n’est nullement le pédigrée « par les créateurs de » qui titilla notre intérêt pour Back 4 Blood. Non en fait, ce sont plutôt les différentes vidéos qui ont pullulées depuis un peu plus d’un an maintenant (le jeu en lui-même ayant été annoncé officiellement début 2019). Des vidéos qui promettent de dézinguer des zombies et autres créatures patibulaires à coups de machette, batte de base-ball et autre fusil-mitrailleur. Bref, de quoi nous sortir de la torpeur de The Walking Dead que beaucoup à la rédac continue à suivre en attendant désespérément la fin prévue pour 2022 alors que la série, jadis excellente, n’a plus rien de bien excitant à nous proposer depuis des années.

De l’excitation et de l’adrénaline, Back 4 Blood n’en manque assurément pas avec sa cohorte de zombies et autres infectés tous plus répugnants les uns les autres qui débarquent par troupeaux entiers et se déplacent vites, plutôt du genre sprinters façon World War Z que lambins à la Walking Dead. Une célérité qui va de pair avec une belle diversité, tant au niveau des bestiaux croisés (les dormeurs qui vous bondissent dessus au dernier moment, les cracheurs perchés en hauteur qui vous crachent leur venin) qu’au niveau des lieux traversés (ferry, université, commissariat, bar, etc.). Bref, de quoi voir du pays comme on dit. Votre pays à vous, ce sera Fort Hope, ce camp de fortune qui accueille le joueur et son groupe entre deux missions histoire de s’entraîner au tir, personnaliser son look (même dans un monde post-apo où tout part en sucette, le look c’est important !) ou celui de son attirail. Mais aussi préparer les missions suivantes et surtout acheter des cartes.

Nous allons une fois de plus être totalement transparent : nous n’avons strictement rien capté à ces histoires de cartes la première fois que nous avons lancé le jeu. Et il nous aura fallu un peu de temps avant d’appréhender pleinement toutes les possibilités que cet aspect du gameplay constituant pour le coup la véritable valeur ajoutée de Back 4 Blood. Vous pouvez ainsi vous composer différents decks de quinze cartes à choisir parmi un stock d’une bonne centaine. Chaque carte s’accompagne de différents « effets », souvent positifs parfois négatifs, qui apportent des changements passifs à votre avatar. Des effets qui s’appliquent aussi bien aux armes (dégâts, vitesse de rechargement, etc.) qu’à votre propre personnage (endurance, soin, etc.). Des spécificités somme toute assez lambda sur le papier mais qui influeront très vite sur votre façon d’aborder le jeu. Mais attention car lorsque vous piochez de nouvelles cartes au début d’une mission, l’IA du jeu tire elle aussi de nouvelles cartes dites de « Corruption » et applique ainsi des modificateurs au niveau qui vous attend. C’est ainsi qu’une même zone que l’on croyait déjà connaître comme sa poche se trouve altérée par un épais brouillard, une coupure d’électricité, peuplée d’infectés en armure, etc. C’est en quelque sorte le petit côté roguelike de Back 4 Blood : les mêmes niveaux mais jamais les mêmes parties, lui conférant ainsi une grosse « rejouabilité ».

Compte-tenu de ce facteur aléatoire, on recommandera fortement de débuter en difficulté « Recrue » pour comprendre tous les fondamentaux, ce qui devrait déjà vous donner suffisamment de fil à retordre au cours des 33 niveaux découpés en quatre actes. Et si vous ne faites pas trop de cauchemars après ce premier tour du proprio, les plus téméraires pourront alors s’essayer aux modes de difficultés supérieurs qui portent bien leur nom : « Vétéran » et « Cauchemar ». À noter que si vous y jouez en solo, l’IA se charge de gérer vos compagnons d’armes et fait plutôt bien son boulot en la matière puisque ces derniers, loin de restés planqués derrière un abri, ne jouent pas pour autant les têtes brûlées mais savent tout au contraire parfaitement vous épauler dans votre tâche de dératiseur.

Visuellement Back 4 Blood bouge bien mais n’est pas ce qu’il nous a été de voir de plus beau sur console et a fortiori sur next gen (nous y avons joué sur PlayStation 5). Peut-être est-ce différent sur un PC gamer. Le corps-à-corps s’est en revanche révélé un vrai foutoir à nos yeux avec une lisibilité quasi-nulle tandis que certaines interactions sont pour le moins « curieuses ». En un seul coup dans la tronche, vous vous retrouvez littéralement téléporté à l’autre bout de la pièce sans trop bien comprendre ce qui vient de se passer. Nous serions bien tentés de mettre ça sur le dos de bugs de collisions, d’autant que nous n’avons pas spécialement été épargnés en la matière entre des freezes d’images et autres bugs sonores (le son s’est littéralement coupé au cours de l’une de nos parties nous obligeant à quitter le jeu avant de le relancer). Autant de petzouilles qui, espérons-le, seront rapidement corrigés. Ce qui ne fait aucun doute si l’on en croit cette mise à jour de novembre ou encore celle de décembre avec les ajouts suivants :

  • Nouveau mode de campagne solo hors ligne avec progression
  • Nouvelles chaînes de ravitaillement des Marchands ambulants
  • Nouveaux skins de personnages saisonniers, skins d’armes, emblèmes et sprays*
  • Nouvelles cartes et un tout nouveau type de cartes, les Cartes consommables
  • Nouvelle zone d’entraînement pour Infestés
  • Décorations de Fort Hope sur le thème des Fêtes**
  • Pistes de musique du juke-box désormais réglables via un curseur
  • Bots de personnages aléatoires pour le mode solo
  • Ajustements de l’équilibrage pour les difficultés Recrue, Vétéran et Cauchemar

* Tout le contenu sur le thème des fêtes pourra être déverrouillé jusqu’au 11 janvier 2022 à 19 h (heure de Paris).
** Les décorations de saison de Fort Hope seront supprimées le 11 janvier 2022 à 19 h (heure de Paris).

La preuve si besoin était que Turtle Rock compte bien assurer un SAV de qualité pour son nouveau poulain et que Back 4 Blood ne se contentera pas de vous tenir chaud durant les longues soirées d’hiver mais compte bien s’installer dans la durée, tout comme avait si bien su le faire Left 4 Dead. Il n’y a pas à dire, les zombies et autres infectés de toutes sortes n’ont pas fini de nous tenir compagnie.

  • Testé sur PlayStation 5 à partir d’un code fourni par l’éditeur (version 1.000.004)
  • Taille occupée : 33Go
  • Sortie le 12 octobre 2021
  • Trailer de lancement

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