Nuit noire, 17 octobre 1961 – Entretien avec Patrick Rotman

Patrick Rotman a publié une quinzaine de livres, parmi lesquels trois concernent la guerre d’Algérie : Les Porteurs de valises (1979), La Guerre sans nom (1992) et L’Ennemi intime (2002). Il est également l’auteur, avec Hervé Hamon, d’une saga en deux volumes sur les années soixante, Génération (1988), et d’une biographie d’Yves Montand, Tu vois, je n’ai pas oublié (1990). En janvier 2004, il publie son premier roman L’Âme au poing. Documentariste, Patrick Rotman a créé et animé un magazine d’histoire Les Brûlures de l’Histoire (1993-1997) et une soixantaine d’émissions dont Le Cas Bousquet, La Guerre en France, La Bataille d’Alger. Il est l’auteur, pour la télévision, de documentaires historiques dont : Vichy et les juifs (1997), Les Collabos (1997), Mai 68, Dix Semaines qui ébranlèrent la France (1998), L’Ennemi intime (2002),… Il est aussi co-auteur avec Bertrand Tavernier du film La Guerre sans nom (1992). Nuit noire est la première fiction pour la télévision dont il signe le scénario.

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Nuit noire, 17 octobre 1961- Entretien avec Alain Tasma

Alain Tasma a été l’assistant de François Truffaut (La Femme d’à côté), Jean-Luc Godard (Passion), Arthur Penn (Target), Barbet Schroeder (Les Tricheurs), ou encore Bob Swaim (La Balance). À la télévision, il a mis en scène de nombreux téléfilms et séries, au succès critique comme public. Ses réalisations ont été récompensées dans différents festivals comme à Saint-Tropez, au FIPA, à Cognac, aux 7 d’or… Nous l’avions rencontré en 2005 pour Nuit noire, 17 octobre 1961, un film initié par Canal+ d’abord diffusé sur la chaîne cryptée en juin 2005 avant de sortir en salle le 19 octobre de la même année.

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Nuit noire, 17 octobre 1961 – La Bataille de Paris

Le 17 octobre 1961, alors que la France de De Gaulle tente de sortir de l’impasse politique générée par le conflit algérien, le FLN décide d’organiser dans les rues de Paris une manifestation de protestation pacifique contre le couvre feu instauré par le préfet de Police Papon à l’encontre de tous les « Français musulmans d’Algérie » (les FMA). Elle va déboucher sur une répression sanglante de la police française (le chiffre exact des morts ne sera jamais connu mais on parle de plus de deux cents tués), des milliers d’arrestations et une quasi absence de réactions médiatiques dans les jours et mois qui suivront « grâce » à une censure étatique des plus efficace. Nuit noire, 17 octobre 1961 tente avec brio d’en combler les zones d’ombre.

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Entretien avec Olivier Hirschbiegel et Bernd Eichinger pour La Chute

Un palace parisien en ce 7 décembre 2004 est le lieu qui m’a été « assigné » pour rencontrer Olivier Hirschbiegel et Bernd Eichinger, respectivement réalisateur et scénariste-producteur de La Chute, le film événement en Allemagne de la dernière rentrée. Décontracté, cigarette constamment aux lèvres, les deux compères semblent sûrs de leur coup (plus de 4,5 millions d’entrées en Allemagne, soit plus que Good bye Lenin, le dernier gros succès en date outre-Rhin) et balayent de la main les différentes critiques que l’on pourrait faire sur leur film. Pas d’attitudes hautaines pourtant, juste le sentiment d’avoir réalisé un très bon film.

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La Chute : Pour qui sonne le glas

Pour apprécier ce monument à sa juste valeur, il va falloir ranger paradoxalement pas mal de préjugés et s’ouvrir non pas à une révision de l’histoire mais bien à son acceptation la plus radicale qui soit. La Chute est bien ce film polémique en ce sens qu’il impose sa vision, celle d’une génération qui veut comprendre afin que cela ne se reproduise plus. Mais là où le film d’Oliver Hirschbiegel va encore plus loin et provoquera immanquablement la cassure avec une bonne partie des spectateurs, c’est dans sa façon insidieuse de nous dire que tout cela aurait pu arriver n’importe où, à n’importe quelle époque, et surtout aujourd’hui.

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