Archives par mot-clé : Valeria Bruni Tedeschi

Fiche film : Cette musique ne joue pour personne (2020)

Samuel Benchetrit définit Cette musique ne joue pour personne, son septième long métrage, comme « une comédie absurde et poétique, avec des durs qui vont devenir des tendres, saisis par une tendresse qui les dépasse ».

À propos du titre du film : « C’est une phrase que j’ai écrite il y a plusieurs années. J’étais dans un restaurant avec une fille, elle s’ennuyait, je m’ennuyais. Je suis allé aux toilettes, des haut-parleurs jaillissaient des Impromptus de Schubert. Je me suis dit : je serais mieux là, cette musique ne joue pour personne… ».

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Fiche film : Les Amours d’Anaïs (2021)

Les Amours d’Anaïs est le premier long-métrage de Charline Bourgeois-Tacquet, qui avait déjà dirigé Anaïs Demoustier dans son court-métrage Pauline asservie. C’est l’envie de prolonger sa collaboration avec la comédienne qui a poussé la réalisatrice à faire ce film. Elle l’a écrit en ayant l’actrice en tête.

Les Amours d’Anaïs a été présenté à la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2021.

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Fiche film : Été 85

Été 85 est librement adapté du roman d’Aidan Chambers, La Danse du coucou, que François Ozon a lu en 1985, quand il avait dix-sept ans et qu’il a toujours voulu adapter.

Été 85 a été tourné en pellicule : « Aujourd’hui, on s’est habitué à l’image numérique, mais quand on fait un film d’époque, je trouve que la pellicule s’impose – j’avais déjà fait ce choix sur Frantz. J’étais ravi de revenir au super 16, qui était le format de mes premiers courts métrages. J’aime son grain si particulier. Dans les gros plans, cela donne quelque chose de très beau et sensuel sur les peaux, une nuance des couleurs que l’on n’a pas en numérique, qui a tendance à affadir un peu tout. »

Le film fait partie de la Sélection officielle Cannes 2020.

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Ma Loute : Mon gros Quinquin

On l’avoue bien volontiers, on avait un peu beaucoup lâché prise sur le cas Bruno Dumont depuis Hadewijch qui nous avait semblé à l’époque (on est en 2009) un tantinet partir vers des cieux cinématographiques qui nous échappaient. Avec le recul, l’histoire qu’il raconte et les thématiques abordées semblent plus que jamais faire sens donnant au film un éclairage nouveau à la limite de la prescience malsaine mais bien réelle. Par la suite, Dumont a réalisé Hors Satan qui utilise comme décor cette Côte d’Opale du nord de la France qui lui est si chère et qui est à nouveau le personnage central dans Ma Loute et enfin Camille Claudel 1915 où il s’entoura pour la première fois d’une actrice professionnelle en la personne de Juliette Binoche qu’il retrouve d’ailleurs à nouveau ici.

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