Ran (1985) de Akira Kurosawa - Blu-ray 4K Ultra HD

Ran : Kurosawa 4K !

Les films en provenance du pays du Soleil Levant sont suffisamment rares en UHD pour être signalés. À fortiori, lorsqu’il s’agit d’un long-métrage de Akira Kurosawa, le tout premier à débarquer sur le support, il y a là de quoi redonner du baume au cœur à tous les (home)cinéphiles. Et encore davantage lorsque le film en question n’est autre que le fastueux Ran proposé dans une édition Blu-ray 4K Ultra HD des plus généreuse.


  • Ran (1985) de Akira Kurosawa – Packshot Blu-ray 4K Ultra HD
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    IMPORTANT :
    • Bien que les éditions des différents pays soient précautionneusement regroupées, nous vous invitons à vérifier leur contenu exact avant d'acheter : packaging, pistes sons, sous-titres, bonus, etc.
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  • Ran
  • Année :
  • 1985
  • Réalisateur :
  • Akira Kurosawa
  • Éditeur :
  • StudioCanal
  • Sortie le :
  • 28 juillet 2021 (France)
  • Liens :
  • 1 Oscar
    • Meilleurs costumes : Emi Wada
    Box-Office
  • Monde :
  • n/a
  • U.S.A. :
  • n/a
  • Budget :
  • $12,000,000
  • France :
  • 810 742 entrées
  • Test Blu-ray 4K Ultra Haute Définition
  • Image (4K) :
  • Image :
  • Son :
  • Bonus :

  • À propos des captures :
    • Les captures Blu-ray et Blu-ray 4K Ultra HD ont été effectuées directement à partir des disques en résolution native (1920 x 1080p en Blu-ray et 3840 x 2160p en Blu-ray 4K UltraHD) au format jpg en 192dpi sans compression avant d’être converties en 72dpi et compressées en lossly avec une qualité de 83%.
    • Les captures ont été effectuées avec MPC-BE couplé au video renderer madVR et les réglages suivants pour la 4K HDR : "tone map HDR using pixels shaders", "target peaks nits: 150", "tone mapping curve: BT.2390".
    • Les différences colorimétriques observables entre les captures Blu-ray et Blu-ray 4K UltraHD s’expliquent en partie par l’encodage HDR, encodage qui ne peut être retranscrit ici-même.
    Matériel de test :
    • LG 55C7V OLED calibré en SDR, HDR10 et Dolby Vision par HC Calibrage Cédric Louis.
    • Lecteur Oppo UBD-203 EU.
    • Ampli Denon AVR X4500H.
    • Enceintes BC Acoustique + Caisson Rel Q400E.

    Testé à partir d’un checkdisc 4K fourni par l’éditeur.

    Nous ne ferons pas l’affront à ceux ayant cliqué sur cet article de leur présenter Ran (1985) de Akira Kurosawa tant cette co-production franco-japonaise au tournage homérique qui s’étira sur 9 mois et pourvue d’un budget de 12 millions de dollars (une fortune à l’époque financée en partie par un ponte du cinoche français Serge Silberman) fait partie des monuments du Septième Art. Au cours de ce récit fleuve (2h40), Kurosawa parvient à concilier avec une préciosité rare des personnages très bien écrits (le Seigneur, ses trois fils, leurs conseillers, épouses et même le « fou du Roi ») ayant chacun un rôle à jouer dans cette quête frénétique et sanguinaire du pouvoir qui les conduira inexorablement à la folie et au trépas. Ce n’est peut-être pas un hasard si au final les seuls survivants de ce carnage seront un aveugle, mutilé dans son enfance par ce même Seigneur conquérant, et le bouffon de ce dernier puisqu’il s’agit des deux seuls personnages qui, pour l’un ne peut plus voir cette folie meurtrière et pour l’autre est le seul capable de la tourner en dérision à mesure qu’elle se déroule sous les yeux du spectateur.

    De haut en bas :

    • Blu-ray – Édition StudioCanal 2009
    • Blu-ray – Édition StudioCanal 2016 (Master 4K)
    • Blu-ray 4K UltraHD – Édition StudioCanal 2021 (Master 4K)

    Pour l’heure, les home-cinéphiles équipés du matos ad hoc seront très certainement ravis de pouvoir (re)voir de leurs yeux ébahis cette fresque tragique, majestueuse et barbare dans toute sa splendeur par l’entremise de cette sortie en Blu-ray 4K Ultra HD. Mais avant d’en arriver là, précisons que Ran a fait l’objet d’une restauration en bonne et due forme en 2015 par StudioCanal et Kadokawa en collaboration avec Eclair Group tandis que l’étalonnage fut validé par Shôji Ueda, rien moins que le directeur de la photographie de Ran (ou plus précisément l’un des trois DP du film). Une version restaurée qui fut projetée au Festival de Cannes dans la prestigieuse sélection « Cannes Classics » cette année-là avant de faire l’objet d’une nouvelle édition en Blu-ray l’année suivante. Nouvelle car une première édition Blu-ray avait vu le jour en 2009 au sein de la « StudioCanal Collection ». Alors bien entendu, nous n’avons pu résister à l’envie de comparer tout cela. Précisons à toutes fins utiles que pour les besoins de cette chronique Blu-ray 4K Ultra HD, le service de presse de StudioCanal nous a fait parvenir uniquement le checkdisc 4K. Et pour cause puisque les deux autres galettes présentes au sein de cette édition Blu-ray 4K sont stricto sensu identiques à celles de l’édition Blu-ray parue en 2016, à savoir un premier disque qui propose le film en 1080p issu de la nouvelle restauration 4K tandis que le second renferme une interactivité particulièrement bien achalandée. En définitive, la seule « vraie » nouveauté de cette édition Blu-ray 4K Ultra HD de Ran réside dans sa galette 4K qui est donc issue, sans surprise, du master 4K élaboré en 2015.

    La comparaison entre l’image de 2009 et celle de 2015 est vite réglée. En 2009, la copie laissait encore apparaître un certain nombre de défauts avec des couleurs délavées et une compression certes de qualité pour l’époque mais dépassée depuis. Direction à présent la restauration 4K effectuée en 2015 à partir du négatif original par le laboratoire (français, cocorico !) Éclair, le tout relaté dans une petite vidéo qui cède la parole aux artisans de ce travail de restauration de Ran. Y sont ainsi évoqués les corrections des défauts de pelloche, certains passages en internégatif, l’attention portée au rendu des couleurs, à commencer par le jaune, le bleu et le rouge des tenues des trois frères, le tout sous le regard bienveillant de Shôji Ueda, directeur de la photographie donc, qui n’a pas voulu que l’on touche à certaines séquences un peu « dense » mais a souhaité au contraire préserver les ambiances tournées à l’époque alors qu’il aurait été possible, on cite, « de relever ces séquences pour retrouver davantage de détails ».

    À l’arrivée, que faut-il retenir de cette nouvelle restauration 4K de 2015 ? Et a fortiori, qu’en est-il de l’image au format 1.85:1 encodée en HEVC 2160/24p Dolby Vision à partir de ce nouveau scan 4K du négatif original proposée en 2021 sur le Blu-ray 4K Ultra HD de Ran ? Tout d’abord que la copie présente désormais une propreté quasi-immaculée. Quasi car nous avons tout de même décelé ici ou là quelques petzouilles comme par exemple ce petit scratch blanc qui traine une fraction de secondes à 90min 05s tandis que certains plans laissent encore apparaître une pelloche à la stabilité chancelante. Ensuite que le rendu des couleurs est effectivement somptueux comme en atteste la longue scène d’ouverture où les différents protagonistes arborent des tenues aux couleurs pour le moins « chatoyantes ». Sur une bonne partie du métrage, les teintes terreuses, verdoyantes ou encore grisâtres (la pierre des châteaux) prédominent et laissent apparaître une saturation et des contrastes plus que convaincants offrant ainsi une lisibilité accrue lors des séquences en basse luminosité (cf. la rencontre entre le Seigneur et l’aveugle à la 78ème minute dans un cabanon à peine éclairé). Enfin, le degré de précision de l’image qui avait déjà fait un bond en avant considérable sur le Blu-ray de 2016 grâce à la nouvelle restauration 4K se hisse désormais encore un cran plus haut, résolution 4K et encodage HEVC plus efficient oblige. En résulte une profondeur de champ plus qu’appréciable lors des nombreux plans larges, à commencer par la « passation de pouvoir » à la 12ème minute, tandis que la précision du rendu permet désormais de percevoir mieux que jamais les plus infimes détails présents à l’image comme en atteste cette scène à la 47ème minute entre le Seigneur et son fils où l’on peut observer la vapeur d’eau qui s’échappe de la bouche des protagonistes.

    Histoire de jouer les trouble-fêtes, tout juste pourrait-on dire qu’en dépit d’un rendu très respectueux de la granulosité argentique du tournage pelloche 35mm, certains passages nous ont semblé un peu en retrait sur ce point précis tandis que d’autres laissent apparaître une image à la précision moins poussée, conséquence directe de la volonté du DP de préserver cette « densité » de la captation photographique originelle lors de la restauration. Rien de bien dommageable dans l’absolu tant le rendu final s’avère globalement d’excellente facture et permet désormais d’admirer mieux que jamais la mise en scène de Kurosawa qui filme les scènes intimes avec une infinie délicatesse, contrastant ainsi avec la furie des batailles au cours desquelles la folie sanguinaire des hommes se retrouve exacerbée dans cette vision des corps sanguinolents et transpercés de part en part.

    Une magnificence de l’image parfaitement secondée par une bande-son à l’avenant avec au choix des pistes japonaise et française en DTS-HD Master Audio 5.1 tandis que la version nippone est également disponible en DTS-HD Master Audio 2.0. Et si cette dernière est d’excellente facture, nous ne saurions que trop vous recommander d’opter pour la piste 5.1 tant celle-ci permettra d’apprécier mieux que jamais la grandeur du spectacle offert par Ran lors des scènes de bataille avec leurs volées de flèches, de tirs de fusils ou encore leurs chevaux au galop lors de la grande bataille finale. Sans le moins du monde verser dans la surenchère multicanale artificielle, ces séquences à grand spectacle s’ouvrent désormais juste ce qu’il faut sur les différents canaux disponibles avec un rendu acoustique très naturel. Les musiques tirent également partie d’une telle ouverture avec une mention spéciale à cette première grande scène de massacre à la 62ème minute où les compositions de Tôru Takemitsu deviennent alors le seul élément audible de la bande-son venant couvrir la fureur de la bataille qui fait rage. Enfin, élément essentiel de cette grande fresque tragique, les dialogues sont parfaitement clairs et limpides en toutes circonstances grâce à des pistes sonores ayant de toute évidence fait l’objet elles-aussi d’une attention toute particulière lors du processus de restauration puisque ne laissant entendre aucune aspérité patente (souffle et autres craquements).

    Côté bonus, point de nouveautés à signaler sur la troisième galette qui leur est dédiée sinon les mêmes suppléments pour le moins généreux tant en quantité qu’en qualité que ceux proposés cinq ans plus tôt. Ceux qui possèdent déjà l’édition Blu-ray sortie en 2016 seront donc en terrain connu puisque deux des trois disques de cette édition Blu-ray 4K Ultra HD de Ran sont au final les mêmes. C’est peut-être là le seul et maigre reproche que l’on pourrait faire à l’encontre de cette édition 4K 2021, celle de ne pas avoir cherché à apporter une petite plus-value, autre que la galette 4K, avec un boîtier Steelbook ou encore un nouveau bonus par exemple. Mais là encore, on chipote un peu. Comme le dit si bien la responsable de la restauration à la fin du reportage : « vivement le prochain ». Et nous de renchérir : « vivement le prochain Kurosawa en Blu-ray 4K ».

    Les plus

    • Le premier Kurosawa en 4K… en espérant que d’autres suivront.
    • Un nouveau master 4K datant de 2015 d’excellente facture.
    • Une interactivité plus que généreuse.

    Les moins

    • L’image manque peut-être un chouia de grain par endroits.
    • Les deux mêmes galettes que l’édition Blu-ray de 2016. On aurait aimé un peu « plus ».

    Ran – Édition Blu-ray 4K Ultra HD

    Résumé : Dans le Japon du XVIème siècle, le seigneur Hidetora Ichimonji décide de se retirer et de partager son domaine entre ses trois fils, Taro, Jiro et Saburo. Mais la répartition de cet héritage va déchirer la famille.

    Disque 1 : Ran en Blu-ray 4K Ultra HD

    Spécifications techniques :

    • Image : 1.85:1 encodée en HEVC 2160/24p Dolby Vision
    • Langues : Japonais, Anglais & Français DTS-HD Master Audio 5.1, Japonais & Allemand DTS-HD Master Audio 2.0
    • Sous-titres : Français, Anglais, Allemands
    • Durée : 2h 40min 34s

    Bonus (HD et VF) :

    • La restauration du film (9min 26s)

    Disque 2 : Ran en Blu-ray

    Spécifications techniques :

    • Image : 1.85:1 encodée en AVC 1080/24p
    • Langues : Japonais, Anglais & Français DTS-HD Master Audio 5.1, Japonais & Allemand DTS-HD Master Audio 2.0
    • Sous-titres : Français, Anglais, Allemands
    • Durée : 2h 40min 39s

    Bonus (HD et VOSTF) :

    • Ran : La restauration (9min 02s)

    Disque 3 : Le Blu-ray de bonus (HD et VOSTF)

    • AK (71min 35s)
    • Akira Kurosawa : L’épopée et l’intime (41min 49s)
    • Akira Kurosawa par Catherine Cadou (14min 04s)
    • L’art des samouraïs (41min 11s)
    • Entretien avec Shôji Ueda, directeur de la photographie (10min 25s)
    • Entretien avec Mieko Harada (20min 42s)
    • Entretien avec Michael Brooke (16min 13s)
    • Présentation de Ran au festival international du film de Tokyo 2015 (15min)
    • Les samouraïs (52min 47s)

    Captures Blu-ray – Édition StudioCanal 2009
    Cliquez pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

    Captures Blu-ray – Édition StudioCanal 2016 (Master 4K)
    Cliquez pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

    Captures Blu-ray 4K Ultra HD –Édition StudioCanal 2021 (Master 4K)
    Cliquez pour les visualiser au format HD natif 3840×2160

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